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« La révolution, ce serait que spontanément, les gens réclament une augmentation des cotisations sociales. La victoire, c’est de faire augmenter le brut. Faire augmenter les salaires en entier. »

comptoir.org/2018/12/26/franck

@im
Et bien je suis surpris que la question de "qui gère et comment ces caisses" soit si peu posée...
Des machins privés à mission de caractère public, qui ont tout mis dans les subprimes ? Des bidules publiques où la majorité des réunions consistent à s'assurer d'avoir du café pendant les réunions ? Des trucs privés où l'on rémunère en priorité les actionnaires quitte à taper dans les caisses, pour se faire sauver par nos impôts en cas de faillite ?

@im
Franchement, il y a pleins de gens bien sûrs d'eux... Moi j'ai pas les réponses... Mais si vous en avez, je suis preneur (et septique à priori).

Le sens du bien collectif est tellement dilué dans notre culture, que tant que ces machins ne seront pas au vu et au su de chacun, on pourrait bien passer d'un système à l'autre sans aucune différence...
Peut être tenir compte de nos biais et défauts, de la forme de nos comportements, pour créer le moins mauvais système ?

@turlup1
Je trouve ces deux remarques tout à fait pertinentes, et la question de l'organisation des caisses est essentielle. Je n'ai pas toutes les réponses non plus mais la lecture et l'écoute de Friot sont utiles de ce point de vue.

Il faut d'abord préciser que dans sa proposition, puisqu'on cotise le 100 % du PIB, les actionnaires n'existent plus, la propriété lucrative est interdite.

@turlup1
Les caisses seraient tenues par les salarié•es et par la société civile, ont pourrait imaginer explorer des voies évitant tant que possible la représentation.

Peut-être que l'on a pas le sens du collectif parce qu'on en est dépossédé. Tant politiquement qu'économiquement.

@im
Prenez vous en compte la forme de notre culture, qui depuis bien longtemps, est peu sensible à l'autorité et au bien collectif, ce qui nous protège de partir tous ensemble dans des mouvements religieux et politiques jusque-boutistes, mais nous rends incapables d'accepter toute pression morale nécessaire au sens du collectif hors de situations d'adversaire commun ?
L'expérience montre que ce sont rarement les plus bienveillants qui se retrouvent élus représentants...

@turlup1 Je suis un peu étonné de cette affirmation. D'une part, je pense que le souci du bien être collectif se porte mieux sans la sensibilité à l'autorité et avec le consensus. D'autre part, il faudrait définir *depuis bien longtemps*, parce qu'il me semble que c'est une évolution assez récente (moins d'un siècle).

@im
Je me pose beaucoup de questions sur tous ces sujets, les réponses scientifiques sont souvent étonnantes et paradoxales. Les systèmes familiaux par exemple. Le comportement en petit groupe qui peut s'inverser à partir d'une certaine taille de population... Je m'étonne que nous ne nous basions pas plus sur l'étude de nos comportements pour déterminer les systèmes politiques... Je suis presque certain qu'un système qui me paraît idéal pourrait être un enfer, concrètement.

@im Long et intéressant billet. Beaucoup à digérer, mais je vois que Bernard Friot est mentionné. C'est un bon signe 😊

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Pouet

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